Au début des seventies (en Oc dans le texte) nous avons à plusieurs reprises croisé la route, au sein de l'IFRA en particulier (1), d'un Michel Labussière aux ambitions journalistiques déjà dévorantes ; las, pour finir, en dépit d'un certain talent, notre ami n'évolua, jusqu'à l'âge de la retraite pensionnée, qu'au sein de La Dordogne Libre (sic), médiocre quotidien périgourdin, et parfaite cale sèche médiatique pour un potentiel Albert Londres du « Pays de l'Homme »que devait asservir les contingences socio-économiques et politiques locales !
Aujourd'hui libéré de ce devoir de réserve imposé aux fonctionnaires comme aux plumitifs de la PQR Michel se lâche et ses notules (La p'tite semaine de Michel Labussière - Le Perilgourdin) donnent à regretter les articles opportuns dont il aurait pu abreuver, tant qu'il en était temps, les colonnes de son canard. Ci dessous un petit aperçu de sa prose tardivement libérée.
Vendredi 19 août 2011 Encore la préhistoire
« Journée livres que le vendredi paraît-il. Vient de sortir un millionième ouvrage consacré à la Dordogne préhistorique publié celui-ci aux éditions Ouest France qui n'ont que le mérite d'essayer de griller Sud-Ouest sur son terrain. A part une préface de Coppens, le bouquin est une compilation d'auteurs amateurs parmi lesquels ne figure même pas un historien de l'art. On n'y apprend rien. »
Son collègue Pascal Serre débarqué de Média Presse reste pour sa part fidèle à lui même et continue, au fil des notules mises en ligne dans sa chronique Periblogdingue (2) « Le cancan du Coderc », à cirer aujourd'hui avec le mêmebonheur qu'hier dans les pages du défunt mensuel « Le journal du Périgord » les pompes des notables locaux avec lesquels il se trouve en étroite résonance maçonnique.
S'agissant du livre finement présenté plus haut Pascal Serre ne partage pas, loin de là, l'opinion de Labussière : bien au contraire il invite ses lecteurs à « s'emparer de cet excellent ouvrage » à propos duquel il ne tarit pas déloges.